| samedi 09 février 2008, a 12:23 |
| LE PONT TRANSBORDEUR |
La construction et l'exploitation du Pont à Transbordeur
par M.Arnodin, Ingénieur Constructeur à
Chateauneuf-s/loire (Loiret), a fait l'objet d'un concession qui,
après enquête et avis du conseil d'état, a
été approuvée par le décret du 8 mars
1902.
Son édification à commencé au mois de
novembre 1904.
Il a été mis en service le 24 décembre 1905.
Réalisé à partir de 1180 tonnes environ de
câbles, de métaux ferreux et accessoires, il avait une
longueur de 240 m et une hauteur de 86 m environ. Il était
situé à l'entrée du Vieux-Port et orienté
Nord-Sud.
Il prenait appui :
- côté Nord : sur le quai de la Tourette,
- côté Sud : côté Carénage (Fort
Saint-Nicolas).
Une nacelle, de 10 m de long et de 12 m de large ,
propulsée par deux moteurs de 25 CV, faisait la navette entre
le Fort Saint-Jean et le Carénage.
Sur le haut du Pont , un restaurant faisait découvrir une
magnifique vue du Port et des alentours.
Les riverains utilisaient souvent le Transbordeur, plus rapide et
plus pratique que le ferry boat (200 piétons et une automobile
pouvaient faire la traversée en une minute et demie ; cela
faisait économiser entre 4 et 5 kms).
Le passage des marchandises facilitait l'approvisionnement des
magasins qui se trouvaient autours du quai du Port et des vieux
Quartiers. Dans l'année, un million de voyageur et 50.000
voitures étaient transportés.
La destruction partielle du Pont (partie Nord) est réalisée par les troupes
allemandes, le 22 août 1944, pour motifs stratégiques,
malgré la protestation du correspondant de guerre allemand
Waltther Kiaulehn (il comparait le Pont à Transbordeur
à la Tour Eiffel).
Le 1er septembre 1945 à 8 h du matin, les artificiers
civils et militaires ont fait sauter la partie Sud du Pont à
Transbordeur.
Il paraît ressortir que la ville de Marseille n'a pu
prétendre, sous aucune forme, à la perception de
dommages de guerre, du fait de la destruction du Pont à
Transbordeur par les troupes d'occupation mais aussi qu'elle était au
courant des divers projets de démolition d'une installation
qui ne répondait plus aux besoins actuels du trafic.
C'est le coeur gros que les Marseillais ont vu disparaître
dans la fumée tant de souvenirs qu'ils ne pourront oublier.
Le pont, qui était la fierté de la Ville, a disparu
comme beaucoup d'autres monuments qui donnaient à Marseille son
pittoresque et un attachement profond aux "Vieux Marseillais".
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| mardi 22 janvier 2008, a 22:26 |
| LA CATHEDRALE DE LA MAJOR |
La cathédrale de la Major ou basilique de Sainte-Marie-Majeure (la Major), imposant édifice, unique en son genre en France, qui évoque l'Orient par son style romano-byzantin, est la Cathédrale de Marseille. Elle a été construite dans la seconde moitié du XIXème siècle, entre 1852 et 1893.
La cathédrale de la Major se dresse sur une esplanade, un peu à l'écart du centre-ville, entre le Vieux-Port et le « nouveau » port de commerce, à proximité du quartier de la Joliette et du Fort Saint Jean. Son architecture est grandiose, sa décoration intérieure, en marbre et porphyre, lui donne un aspect particulier pour un édifice religieux.
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| dimanche 13 janvier 2008, a 22:24 |
| LE VIEUX PORT TOUJOURS ET ENCORE |
En 600 av J-C, les Phocéens débarquèrent dans la calanque du Lacydon, qui forme aujourd'hui le Vieux Port. C'est là que se concentra toute l'activité maritime de la ville jusqu'au XIXième siècle.
Au Moyen-Age, les marais qui bordaient le fond du port furent convertis en chènevières (c'est de là que vient le nom Canebière). On filait sur place le chanvre utilisé pour les cordages de bateau.
Sur la rive sud, entre les III-ème siècle et IX-ème siècle, fut édifié la très puissante Abbaye Saint Victor de Marseille.
Les quais furent construits sous Louis XII et Louis XIII, entre le XVème siècle et le XVième siècle et un très important chantier de construction de galère se mis en place.
Au XIXième siècle, la profondeur de 6 m devint insuffisante pour les navires à vapeur de fort tonnage. Selon, la capacité du Vieux-Port en 1854 était de 1 000 à 1 200 vaisseaux. Son trafic annuel était de 18 000 navires, soit plus de deux millions de tonneaux, ce qui représente un quart du port de Liverpool. De nouveaux bassins furent créés à la Joliette. Le Vieux Port ne contient plus aujourd'hui que des bateaux de plaisance.
La Seconde Guerre Mondiale a bouleversé le cadre du Vieux Port : le pont transbordeur a été démoli et le vieux quartier a été dynamité par les nazis, avec l'aide de la police française, durant la « bataille de Marseille » de janvier 1943. Ce quartier a été reconstruit par l'architecte Fernand Pouillon en 1948.
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| samedi 29 décembre 2007, a 14:01 |
| LE QUARTIER DU PANIER |
Le coeur du Panier, du nom d'une de ses rues, est un des plus anciens
et des plus pittoresques quartiers de la ville.
Il est agréable de s'y promener et de flâner dans ce quartier
aujourd'hui bien rénové et même un peu mode. On y trouve au détour des
rues, des boutiques d'artistes tels que des peintres ou des potiers
dans lesquelles on peut trouver des objets insolites, originaux,
uniques...
Toutes ces ruelles étroites, demeurées telles qu'au Moyen-âge, ressemblent à un décor de film et les façades des maisons sont pour certaines magnifiques. Ici, les rues portent encore des noms pittoresques tels que les belles-écuelles, les repenties ou les muettes. Et il est facile d'y oublier la vie moderne et les autoroutes. Mais pour les découvrir, mieux vaut aimer la marche à pied... C'est par exemple, par la montée des Accoules que, passant près du clocher d'une église aujourd'hui disparue, nous arrivons devant l'Hôtel-Dieu, très beau bâtiment construit au XVIIIème siècle par Mansart le Jeune, sur les fondations d'un ancien hôpital. Guère plus loin, nous pouvons visiter le musée du Préau des Accoules, pour les enfants, car ludique et proposant fréquemment des expositions temporaires amusantes (la dernière en date a été consacrée à l'armoire provençale, par exemple).
De là, il nous suffit de rejoindre la Grand rue pour passer devant l'ancien palais de justice et l'hôtel particulier construit pour l'échevin Louis de Cabre en 1535.
Il ne faut pas rater non plus la place des Moulins, où malheureusement, il ne reste que deux moulins, car le lieu est plein de charme et ressemble à une place de village. Ensuite, il est aussi indispensable de faire un détour par la Vieille Charité, ancien hospice réhabilité et devenu un musée.
Alors, nous pourrons enfin redescendre sur la place de Lenche de laquelle on découvre une vue complète des ports et de la vieille ville et où on peut admirer la magnifique église Saint Laurent, construite sur les fondations d'un ancien temple grec.
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| jeudi 20 décembre 2007, a 21:37 |
| LE FORT SAINT JEAN |
Faisant face au fort Saint-Nicolas, le fort Saint-Jean est celui de
droite en regardant vers la mer à partir du Vieux Port. Et il paraît
qu'au moment de leur réaménagement, Louis XIV aurait dit : «Nous avons
remarqué que les Marseillais prisaient fort les jolies bastides, nous
avons voulu avoir la nôtre à l'entrée de ce grand port». C'était
peut-être un chouïa ironique car ces deux forts ont été élevés suite à
un soulèvement de Marseille contre la politique du Roi Soleil et les
canons sont tournés vers la ville et non pas vers la mer. Au départ, c'était la commanderie des Hospitaliers de Saint-Jean
de Jérusalem qui a été construite à la fin du XIIe siècle et il parait
que la Tour Carrée date du XVème siècle et fut édifiée par le célèbre
roi René dont elle porte désormais le nom.
Il fut par la suite achevé sous Louis XIV qui reprend aux Hospitaliers
la Tour Saint-Jean pour l'inclure dans les remparts élevés en 1666,
après le remaniement des fortifications par l'ingénieur Clerville sous
les ordres de Vauban.
Aujourd'hui, n'ayant plus de vocation militaire, ce fort abrite des
collections de la DRAC, et la ville a le projet d'y adjoindre le MUCEM,
avec un nouveau bâtiment qui comportera cinq niveaux et qui s'inscrit
dans le très ambitieux projet de la Cité de la Méditerranée qui ira du
Fort Saint-Jean à Arenc.
Mais en attendant que ce vaste projet voit le jour, seule la Tour du
Roi René est ouverte aux visites du public : sa terrasse offre une vue
unique et merveilleuse sur la rade et des expositions y sont organisées
régulièrement.
Enfin, adossé au fort Saint-Jean, le Mémorial des Camps de la Mort
est installé dans un blockhaus de la Seconde Guerre Mondiale et
conserve en sa pénombre le souvenir d'une triste période de souffrance.
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| jeudi 20 décembre 2007, a 21:32 |
| EN BAS DE LA CANEBIERE : LE VIEUX PORT |
De tous temps, le vieux port a souffert de l'envasement. D'une
profondeur d'environ 6 mètres au nord (coté vieille ville donc ), on
devait regulierement procéder à "la cure du port". En effet, celui-ci
recevait tous les écoulements de la ville ! De plus, les pluies
transformaient les rues en torrents et lui apportaient décombres,
boues, et immondices ! Les ruisseaux qui suivaient le tracé de la
Canebière, en particulier, le Jarret appelé "lou vallat dei cougourdo"
(le ruisseau des citrouilles !) lui amenaient tous les residus des
jardins ! Sans compter les navires en stationnement qui déposaient
leurs offrandes !!!
On installa donc des "barquiou", réservoirs spéciaux, au bas des
rues à forte pente pour retenir les détritus ... mais avec
l'augmentation de la population, il est devenu l'égout de la ville ...
Milieu 19°, le poète local Bénédit nous dit : "Je me souviens du port à
l'odeur embaumée qui tue nuit et jour les mouches à la volée !" ...
Une grande amélioration fut apportée avec l'arrivée de l'eau de la
Durance (1000 litres d'eau propre par seconde déversés dans le Vieux
Port ) puis après l'ouverture des bassins de la Joliette qui reduisait
le trafic des navires dans le Vieux Port.
Le système de curage n'en fut pas moins maintenu par ce bateau dragueur
que l'on appelait la "Marie Salope" !! Cela a donné naissance à une
expression qui qualifie une femme qui n'est pas très difficile dans le
choix de ses partenaires ... et qui organise "la cure de son quartier"
!!
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| mercredi 19 décembre 2007, a 13:31 |
| LE FERRY BOAT |
L'embarcadère du "ferry-Boate", Cesar, est
non loin de la Mairie et vous pouvez encore traverser le Vieux-Port avec lui.. Une
traversée assez courte ,sans risque de noyade et qui vaut le déplacement. Il faut dire que Marcel Pagnol lui même n'y
avait pas songé. La traversée du vieux port de Marseille sur le Ferry
Boat d'Escartefigue est maintenant gratuite. Ce n'est pas qu'elle nous
coutait très cher, mais il faut dire que la facturation au « client »
de quelques centimes d'euro pour effectuer ce long périple marin, était
devenue complètement inutile. Alors, je le dis avec un certain bonheur,
les marseillais pourront dorénavant passer d'un coté à l'autre du vieux
port autant de fois qu'ils le désirent sans se préoccuper de leur
bourse.
Comme
les nombreux touristes qui, aujourd'hui fréquentent notre merveilleuse
ville de Marseille, ils pourront aller et venir sans se soucier. Bien sûr, il y en avait qui, par refus de payer ce qui ne devait pas l'être
avaient quand même le courage de faire le grand tour à pied pour se
rendre de la Mairie de Marseille au palais de justice par exemple. Ou
inversement. Mais reconnaissons que, bien plus nombreux sont ceux qui
s'exemptaient d'une telle randonnée au prétexte que ce maudit Ferry
Boat coutait des sous. Pas qu'ils ne pouvaient pas payer de temps en
temps. Mais tout simplement par principe. Le Ferry Boat c'est le
patrimoine de Marseille.
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| Présentation |  Plus belle la vie, plus belle ma ville...Massilia c'est à dire MARSEILLE, la belle, la rebelle...
Une invitation au voyage pour découvrir ses charmes, ses lieux pittoresques et enchanteurs, visite conduite par un Marseillais du quartier de la Blancarde, exilé en Picardie, dans les brumes du Nord, pays néanmoins riche en couleur ... Mais ceci est une autre histoire !...
P.S : Pensez à signaler votre passage par de petits commentaires... Merci par avance.
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